Un radar spatial émet sa propre énergie et mesure l'écho. Résultat : une image exploitable de nuit, sous les nuages et sous la pluie.
Un satellite optique dépend du soleil et d'un ciel dégagé. Un radar à synthèse d'ouverture (SAR) fonctionne autrement : il émet une impulsion micro-onde vers le sol, puis enregistre l'écho qui revient. Les micro-ondes traversent les nuages, la fumée et la pluie légère, et l'instrument n'a besoin d'aucune lumière.
Pourquoi « synthèse d'ouverture »
Pour obtenir une image fine, une antenne devrait être très grande. Le SAR contourne cette contrainte en exploitant le mouvement du satellite : en combinant de nombreuses mesures prises le long de la trajectoire, on reconstitue numériquement une antenne bien plus longue que l'antenne physique.
Ce que le radar révèle
L'écho dépend de la rugosité, de l'humidité et de la forme de la surface. Une mer calme apparaît sombre, un navire métallique très brillant, un champ labouré rugueux. En comparant deux acquisitions de la même zone, on mesure aussi des déplacements de quelques millimètres : c'est le principe de l'interférométrie, utilisée pour suivre l'affaissement des sols.
Un complément, pas un remplaçant
Le radar ne remplace pas l'imagerie optique : il la complète. Notre plateforme fusionne les deux pour garder une observation continue, même quand la météo bloque l'une des sources.
Équipe de recherche Fractalysium